Reconnaissance territoriale

Nous reconnaissons que Parc-Extension est situé en territoire autochtone, lequel n’a jamais été cédé, appelé tio’ti’ake en langue Kanienʼkehá꞉ka (Mohawk). Nous soulignons les luttes des populations autochtones pour l'autodétermination qui se poursuivent aujourd'hui sur ce territoire et confirmons notre engagement à soutenir leurs luttes dans notre travail.

Nous comprenons aussi que les résident·e·s de Parc-Extension sont majoritairement issu·e·s de groupes marginalisés, dont les propres narratifs sont situés au sein de d’histoires liées au colonialisme et au capitalisme global. La gentrification incarne de plusieurs façon la continuation d'un processus colonial de dépossession et de colonisation. Avec l'intensification des débats entourant l'utilisation et l'accès aux territoires urbains, nous reconnaissons que le gentrification dépend d'une variété de fonctionnalités coloniales, telles que la promotion de la propriété privée et la discipline de marché en tant que mécanismes 'civilisants', l'appropriation par le capitalisme des territoires et ressources collectifs ainsi que l'abandon et l'imposition de force coercitive sur les personnes considérées inutiles par les acteurs du marché et les autorités publiques, dans ce cas-ci des résident·e·s mis de côtés et déplacé·e·s. Considérant cela, nous avons comme objectif de mettre les cadres, méthodologies et actions décoloniales au premier plan en prenant connaissance des impacts tenaces de la violence structurelle et de la discrimination sur les vies des groupes historiquement marginalisés en utilisant une perspective explicitement anti-autoritaires sur la production et le partage des connaissances et en rendant la reprise de pouvoir et le bien-être communautaire comme horizon normatif de plusieurs de nos initiatives de recherches.